Écrans
Quel écran, et pourquoi le mécanisme décide en premier
Les écrans se choisissent dans le mauvais ordre plus souvent que tout autre produit d’ici : on retient une taille et un prix, puis on découvre que le mécanisme ne convient ni à la pièce ni au vidéoprojecteur. Le mécanisme vient en premier, la toile en deuxième, la taille en troisième — et une ultra courte focale retire l’essentiel du choix à elle seule.
Par Jean-Benoit Buisson
Cadre fixe, si le mur peut lui être donné
Une toile tendue sur un cadre rigide est la seule surface de projection sans ondulation, et la planéité vaut plus pour une image que la plupart de ce qui est imprimé sur la boîte d’un vidéoprojecteur. La large bordure noire absorbe le débordement au bord et affine visiblement l’image.
Motorisé, si la pièce a une autre vie
Il rend le mur une fois le film fini. Ce qui rend un écran électrique abouti n’est pas le moteur mais le déclencheur 12 V : le vidéoprojecteur s’allume, l’écran descend, et personne ne cherche une seconde télécommande.
À déroulement, pour la même raison à moindre prix
Un enrouleur à ressort et un cran d’arrêt, avec rien qui puisse casser. Cherchez un mécanisme à remontée lente — il ramène la toile dans le carter au lieu de la claquer, et c’est la différence entre un écran qui dure dix ans et un écran qui se marque.
Trépied, s’il voyage
Jugé sur le poids plié et sur la hauteur à laquelle il monte la surface. La plupart portent en haut une barre de correction qui incline la toile vers l’arrière, compensant mécaniquement un vidéoprojecteur placé bas plutôt que numériquement.
ALR, seulement si la pièce a une lumière qu’on ne peut pas retirer
Une structure optique plutôt qu’une couleur de toile, et elle doit correspondre à la direction où se trouve votre vidéoprojecteur. Dans une pièce sombre, elle n’apporte rien et coûte de l’angle de vision.
Les questions qu’on se pose vraiment
Un écran à déroulement sera-t-il un jour parfaitement plat ?
Pas tout à fait. Une toile qui a été roulée en garde la mémoire, surtout près des côtés. Laissez-en un neuf déroulé une semaine avant de juger — l’essentiel des vagues part — et envisagez un modèle à tension latérale si la pièce impose un enrouleur.
Quel gain choisir ?
Environ 1,0 pour une pièce sombre avec des places réparties sur un canapé. Un gain plus élevé concentre la lumière vers l’axe central, ce qui éclaircit la place du milieu et assombrit les extérieures, et peut produire une zone visiblement plus claire au milieu de l’image.
Un mur blanc suffit-il ?
Souvent étonnamment bien, et l'essai ne coûte rien. Il vous dira si un écran vaut la dépense.
Qu'est-ce qui compte le plus ?
La planéité. Vagues et plis déforment l'image en permanence, et c'est là que les enrouleurs bon marché échouent.
Un gain élevé, c'est mieux ?
C'est un compromis. Plus lumineux de face, moins bon de côté, ce qui compte dans une pièce où l'on s'assoit large.
Faut-il un écran anti-lumière ?
Dans une pièce claire, il fait un travail réel. Dans le noir, il n'apporte pas grand-chose pour le prix.
Fixe ou escamotable ?
Le fixe est plus plan et permanent ; l'escamotable garde la pièce utilisable. C'est plus un choix de vie qu'un choix de qualité.
Comment choisir la taille ?
À partir du recul dont votre projecteur a besoin. La toile doit pouvoir être remplie depuis la place réelle du projecteur.