Pour commencer
Un premier home cinéma, dans l’ordre qui compte
Un home cinéma réclame bien moins qu’un catalogue ne le laisse croire, et l’ordre dans lequel on l’assemble change le résultat plus que le total dépensé. Le son d’abord, parce que les haut-parleurs d’une dalle plate sont la partie la plus faible de tout système. Puis l’écran ou le vidéoprojecteur, puis les pièces qui rendent l’un ou l’autre utilisable. La liste ci-dessous est cet ordre.
Par Jean-Benoit Buisson
Quatre achats, et l’ordre est l’argument.
1. Une barre de son avec canal central
La JBL Cinema SB 550 est une barre 3.1 à caisson intégré : le troisième canal est celui qui porte les dialogues, et les dialogues sont la plainte que les gens formulent réellement à propos du son des dalles plates. Une barre 3.1 y répond pour moins cher qu’un système 5.1.
2. Un caisson, quand la barre est allée aussi loin qu’elle le peut
L’Edifier T5s soulage la barre du travail qu’elle fait le plus mal, et le résultat est un système plus propre à fort niveau plutôt que simplement plus grave. Placez-le avant de l’améliorer — un mètre de déplacement change davantage ce qui arrive à votre place qu’un meilleur modèle.
3. Le vidéoprojecteur, si la pièce sait maîtriser sa lumière
L’Acer H6815BD est une machine 4K UHD à chiffre ANSI annoncé, ce qui à ce prix est déjà une information : l’essentiel du rayon cite un chiffre de « lumens » sans qualificatif, mesuré selon rien. Vérifiez le rapport de projection face à votre pièce avant tout le reste.
4. L’écran, qui n’est plus optionnel dès qu’on projette
Le cadre fixe celexon est une toile tendue sur un cadre rigide — la surface la plus plane que l’argent puisse acheter — avec la bordure noire qui affine le bord de l’image. Un écran acheté après le vidéoprojecteur peut lui être accordé ; un écran acheté avant est un pari sur la direction d’où viendra la lumière.
Ce qui n’est délibérément pas sur cette liste
Un ampli home cinéma, des enceintes surround et des canaux de hauteur. Les trois valent la peine et aucun n’est le premier achat, parce qu’aucun ne s’attaque à ce qu’un système neuf rate le plus.
Les questions qu’on se pose vraiment
Pourquoi le son passe-t-il avant l’image ?
Parce qu’il est plus loin du bon. Un téléviseur ou un vidéoprojecteur est une image entièrement étudiée ; ses haut-parleurs intégrés sont un détail contraint par un châssis mince ou une petite boîte. L’écart entre cela et une barre à canal central est plus grand que l’écart entre deux générations d’afficheur.
Puis-je sauter l’écran et employer un mur ?
Pour commencer, oui, et c’est la façon sensée de savoir si la position et la taille conviennent. Ce qu’un écran ajoute, c’est l’uniformité, une surface maîtrisée et une bordure noire qui absorbe le débordement — et cette bordure est l’amélioration visible la moins chère d’un système en projection.
Faut-il un ampli home cinéma pour cela ?
Pas pour cette liste. Une barre de son et un caisson se relient par un seul câble HDMI. Un ampli devient la bonne réponse quand des enceintes vont à de vraies places autour de la pièce, ce qui est le système suivant plutôt que celui-ci.
Par quoi commencer ?
Par le son. Un son médiocre se remarque plus vite qu'une image moyenne, et une barre change le quotidien plus qu'un écran neuf.
Ai-je besoin d'un projecteur ?
Seulement si vous maîtrisez la lumière. Dans une pièce claire, un téléviseur fera mieux, quelles que soient les caractéristiques annoncées.
Quelle taille d'écran ?
Celle qui correspond à votre distance d'assise. Trop grand de trop près est inconfortable, et c'est une erreur courante et coûteuse.
Et les voisins ?
Ce sont les graves qui traversent les murs. En appartement, cela oriente à la fois les achats et l'installation.
Qu'est-ce qu'on oublie ?
Le passage des câbles. Il décide où le matériel peut se poser, et le découvrir après l'achat coûte cher.
Puis-je construire par étapes ?
C'est souvent la meilleure approche : le son, puis la lumière, puis l'image. Chaque étape rend la suivante plus rentable.